Publié par : carol le : août 24, 2008
Ne me demandez pas comment j’ai fait ce miracle, mais cette semaine, j’ai regardé trois films, et il s’agit de trois comédies romantiques. Ce n’était pas calculé, ce n’était pas voulu, et dans le lot, il n’y a rien de mémorable. Ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas lire ma prose :
J’ai commencé ma semaine avec Made of Honor aka le témoin amoureux. La seule et unique raison qui fait que j’ai voulu voir ce film, c’est Kevin McKidd. Ou comment une femme peut-elle être censée et choisir à l’arrivée Patrick Dempsey ? Bien entendu, le film ne fournit pas vraiment de réponses à cette question. C’est donc l’histoire de P.D. (Tom, si mes souvenirs sont bons) qui couche tous les soirs (le saligot) avec une fille différente, et qui a une meilleure amie : Michelle Monaghan. Cette actrice n’a été bien que dans un film, Kiss Kiss Bang Bang. Depuis, je la trouve complètement insipide. Bref, on sait dès le début que la demoiselle est amoureuse de P.D., mais lui, crétin de son état, il n’a rien remarqué. Alors, quand Michelle disparaît 6 semaines pour son travail, il réalise qu’il a des sentiments pour elle. Seulement, elle revient avec un homme au bras, Kevin McKidd. Un vrai mâle quoi. Et, car c’est du cinéma, ils vont se marier. Pour ce film, notre ami Kevin est retourné à ses origines, il a repris son accent écossais. C’est moins sexy un accent écossais, je sais (que si David Tennant, il parlait tout le temps avec, les bonnes femmes arrêteraient de le croire si talentueux). N’empêche, ça reste Kevin, même l’accent ne peut tuer le talent. Son plus gros problème à cet homme c’est qu’il doit nourrir sa famille alors il fait des films douteux comme celui-là. Donc, revenons à nos histoires de cœurs, Patrick, il doit conquérir sa bien-aimée, qui lui a proposé d’être Made Of Honor. Pour le coup, on le croit gay (ouais, il ne fait pas ultra viril P.D. sans jeu de mots aucun). C’est prévisible, bien entendu, mais en plus, les deux acteurs principaux manquent franchement de charisme. C’est essentiel d’avoir un duo crédible, une certaine alchimie dans ce type de film. Il y plein de petits acteurs qui font ce genre de trucs, et ça peut fonctionner (d’un côté il y a plein de petits acteurs talentueux). Ici, on a deux mini-flamby qui se baladent au beau milieu d’un scénario pourri.
Ensuite, j’ai vu Lucie, et comme j’ai un gros stock de films à mater, je lui avais proposé deux films à voir dans l’avenir. La seule raison pour laquelle il n’y en a que deux, c’est que c’est une bique en anglais et elle ne peut pas voir un film sans sous-titres, alors que moi, je ne regarde les films que dans leur version originale. Donc, je savais qu’elle voulait voir Definitely, Maybe (Un jour, peut être) et je l’avais dans le stock, avec sous-titre. (Si vous vous questionnez, il y a subtitle sur le zone 1, eh oui). Ici, c’est l’histoire du quand même sexy Ryan Reynolds qui va raconter à sa fifille chérie comment il a rencontré sa maman (celle de laquelle il va divorcer), alors qu’il avait trois femmes dans sa vie. Sa petite puce doit alors deviner dans les trois laquelle est sa maman. Le tout se joue forcément entre actrices, mais alors d’une laideur incomparable (c’est de l’ironie vous l’avez deviné) : Rachel Weisz, Isla Fisher et Elisabeth Banks. La vie est dure pour Ryan.
Comme on sait qu’il va divorcer, on sait que celle qu’il aime encore de nos jours ne sera pas la mère et on sait qui sait. D’un autre côté une fois qu’on en a éliminé une, c’est ultra facile de deviner qui est la dernière. OK, j’avais deviné qui était la mère dès le début à cause d’une réflexion de la mioche (Abigail Breslin, pour ceux que ça intéresse). Ça se laisse suivre, il y a quelques longueurs, le film fait quasi deux heures, et dans ce genre de films, c’est un peu une erreur en règle générale. Mais ça se laisse voir.
J’ai terminé avec un DVD emprunté à Magali, The Wedding Planner (Un Mariage trop parfait). Je n’ai jamais dit que mes amis avaient bon goût en matière de cinéma, à vrai dire, dans son cas, Mag semble consommer sans beaucoup de réflexion. Ce n’est pas une cinéphile, ce n’est pas une cinévore, c’est juste une simple spectatrice. J’ai quasi que ça comme ami, c’est franchement frustrant par moment.
J.Lo organise des mariages et alors qu’elle va passer l’arme à gauche, écrasé par une poubelle, Matthew McC. surgit et lui sauve la vie. S’ensuit une soirée romantique jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il est le futur mari du mariage qu’elle organise. Ce que j’ai aimé dans le film, c’est que les seconds couteaux ne souffrent pas. Ce qui m’énerve à Hollywood, c’est qu’ils vous font des couples et dans le lot, il y a toujours le gars ou la fille qui se fait jeter, mais qu’une fois qu’on a collé les deux tourtereaux ensemble, on en a rien à battre d’avoir complètement détruit le cœur d’une tierce (le spectateur – disons-le clairement, la femme – n’en a à l’évidence aussi que cure de ça). Moi, ça me soucie toujours. Ça me gonfle. C’est le dommage collatéral, le chien abandonné sur le bord dont on se fout. Ici, au moins, c’est fait de telle façon que les seconds couteaux, eh bien, à la fin, ils ne sont pas malheureux. La séparation ne les anéantit pas, c’est même mieux pour leur vie. J.Lo et Matthew sont un duo qui fonctionne bien. C’est assez léger. Ça ne vaut pas l’achat en DVD dans mon cas, c’est sans prise de tête à suivre, le temps d’une soirée.
Bilan de la semaine :
Made of Honor : C
Definitely, Maybe : CC
The Wedding Planner : CC
La semaine prochaine, je fais mieux, c’est promis !
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