Un petit coin de paradisOn retrouve Yorick, l’agent 355 et le docteur Mann. En parallèle, les Amazones dont la sœur de notre héros, Hero. Les Israéliennes, encore et toujours. Des bandes de folles. Des femmes libérées de prison.

Le monde de Yorick est mouvementé. Et cultivé. Brian K. Vaughan abuse un peu des références, dont on se serait bien passé. Je finis par avoir une affection toute particulière pour ces auteurs qui ne se sentent pas obligés d’étaler leur culture dans leur texte.

Dans tout ceci, l’agent 355 reste « top secret » et le docteur Mann n’est pas particulièrement développé. En fait, Yorick et ses amies traversent le pays (ils doivent aller à Los Angeles) et on est en plein road movie sans développement psychologique. Y reste donc un comics sympathique à lire, mais dont les prétentions sont vite atteintes. Si les personnages n’ont pas réellement le droit à un approfondissement, les communautés que croise le groupe sont traitées avec un peu plus de respect. Ainsi, on en voit un peu plus sur le lavage de cerveau que fait subir celle qui dirige les Amazones (je suppose qu’il y a là aussi un côté ironique, dû au fait que dans certaines interprétations de Bible, c’est la femme la fautive de tout, et que là, les rôles sont inversés). La ville où Yorick se retrouve, avec des femmes qui étaient en prison est une bonne idée (il faut oublier un peu la caricature comme quoi elles sont plus débrouillardes que les autres, c’est un peu excessif), et surtout, la fin annonce une bonne idée : il y a deux hommes dans l’espace.

Je termine avec un commentaire un peu prétentieux, mais quand on lit du comics, vu les regards qu’on nous jette parfois, il est bon de savoir être pédant : Y le dernier homme me semble être une lecture très accessible pour les réfractaires du genre, accessible à tous.