Y les français l’appellent “i grec”. Grec comme la tragédie, comme le destin qui frappe à l’improviste. Les anglais le prononcent “why”. Pourquoi. Comme l’interrogation devant la mort qui surgit. Y. l’initiale de Yorick Brown, le dernier homme vivant sur une Terre ravagée par un mystérieux virus qui n’a laissé à sa surface que des femmes. Y. Le chromosome qui donne aux enfants mâles leur sexe, croix incomplète qui les distingue des femmes, désormais dirigeantes d’un monde dans lequel Yorik Brown se retrouve l’objet de toutes les convoitises et de toutes les détestations. Y. Croisée des chemins, fourche des destins, tournants des vies. Carrefour où Yorick Brown et son capucin Eperluette devront choisir quelle voie choisir. (Présentation de l’éditeur)
Encore une série qui se retrouve sur ma table de chevet (même si je n’ai pas de table de chevet) par simple coup de bol de mon passage aux rayons comics de la médiathèque. Il n’y a pas à dire, ma dernière visite a été fructueuse. Je n’y allais pas pour ça, mais à l’évidence pourquoi se priver quand on n’a rien d’autre à prendre.
Ce premier tome met surtout en place le point de départ de l’histoire, soit Yorick et son singe, les deux seuls mâles survivants sur la planète (du moins pour ce qu’on en sait) et les intrigues autour desquelles l’histoire va se développer.
Nous voici donc avec un comic qui se présente comme sympathique. La lecture n’est pas désagréable, mais ce démarrage manque sérieusement de maturité. Le problème étant qu’avec un tel concept, on aurait pu s’offrir quelque chose de noir, ou de - je ne sais pas - bien plus prenant. Nous n’en sommes pas là, sans pour autant envoyer Y aux oubliettes. De toute façon, le comics, c’est comme tous les produits culturels, quelques perles, du mauvais, et un lot important de séries divertissantes, sympathiques ou tout ce que vous voulez mettre là dedans.
Le portrait des femmes est un peu, comment dire, classique, et peu complexe. On a le droit à nos Amazones, aux politiciennes, à celles qui prient. Celles qui sont pour le retour des hommes et celles qui feront tout pour s’y opposer. Mais il n’y a pas réellement de figure féminine qui se distingue pour le moment.
Ce premier tome se lit rapidement et aisément et réussit à faire naitre une petite curiosité pour la suite.