Posted by: carol on: avril 4, 2008
Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d’obtenir une mutation sur la Côte d’Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c’est l’horreur, une région glacée, peuplée d’êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le “cheutimi”. Philippe ira seul. À sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu’il se plait dans le Nord. Elle pense même qu’il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu’en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s’enfonce dans un mensonge confortable…
Je suis naturellement nait pour m’opposer au système, et aux conventions. Le moutonnage n’est pas une pratique courante chez moi. Bien entendu, j’aime des produits dits « populaires ». Je regarde Les Experts. J’adore Jane Austen. Des millions de gens en font de même dans les deux cas. Seulement, quand 15 millions de français trouve que Bienvenue chez les Ch’tis, c’est trop bien, je sais pertinemment que je n’entrerais pas dans cette catégorie, avant même d’avoir vu le film. Pour la simple et bonne raison que la culture française n’est évidemment pas très proche de ma culture personnelle.
Je ne suis pas partie avec des a priori. On pourrait croire le contraire. C’est ma curiosité maladive qui me pousse à voir de tels films. Mon idée de départ est que ça allait être sympathique à regarder, et puis c’est tout.
Le résultat final est que les Ch’tis ne tiennent véritablement pas sur la longueur. C’est gentillet, c’est redondant, et on peut dire adieu à 20 minutes de films faciles, où, si on regarde de plus près, il ne se passe strictement rien.
La première partie du film n’est pas mal du tout, et possède d’ailleurs les meilleurs gags (mon préféré étant son arrivée dans le Nord-Pas-de-Calais). Je ne ferais sûrement pas les louanges de Dany Boon, tant niveau réalisation que dans son jeu d’acteur. D’ailleurs, les autres sont bien plus efficaces dans leur genre. Peut-être est-ce le personnage ? Mais à part essayer de véhiculer l’impression que tout le monde il est bien brave, là bas, on ne peut pas dire que Dany Boon se permette de briller devant la caméra. Pour le reste, la réalisation est ordinaire. Ce qu’il faut de toute façon quand on table dans ce genre de films.
Finalement, je mettais bien pris au jeu pendant les 40/50 minutes du film, et puis la suite devient lassante. Il n’y a plus alors qu’à attendre la fin du film.
Je ne suis pas sûre que le film mérite autant de succès (ce qui est souvent le cas dans les gros cartons), les intentions sont louables, l’effet n’est pas vraiment là.
avril 4, 2008 à 2:36
Je suis complètement d’accord avec toi. La première partie est très réussie et puis la seconde est plus que moyenne. La séquence à vélo est interminable et fait vraiment “remplissage”. La fin est bâclée, tout s’enchaîne trop rapidement. On a l’impression que Dany Boon a perdu son inspiration au beau milieu de son script. J’espère que cet énorme succès n’engendrera pas de suite comme certaines rumeurs laissent entendre, ce serait sûrement un futur navet en puissance.