The Wonderful World of Carol

Michael Clayton

Publié par : carol le : février 15, 2008

Michael ClaytonAvocat dans l’un des plus grands cabinets juridiques de New York, Michael Clayton arrange discrètement et par tous les moyens les affaires embarrassantes de ses clients. On lui confie le dossier douteux d’une puissante firme agrochimique. Lorsqu’il découvre que cette multinationale sans scrupules est prête à faire des millions de victimes pour s’enrichir, il ne peut plus échapper au choix qui s’impose à lui : étouffer la vérité ou la faire éclater, au péril de sa vie…

Dernier George Clooney en date, me voici avec beaucoup de retard devant le premier film réalisé par Tony Gilroy, et écrit aussi pas ses soins. Quand on sait déjà écrire, pourquoi se priver de mettre en image son propre scénario ?

Mon secret quand je me prépare à taper mes textes sur ce blog est d’aller piquer le résumé allociné. Ce qui en soi est une grave erreur. Car, les résumés officiels que nous fournis ce site sont dans 80% à côté de la plaque. Le pitch de Michael Clayton, je l’avais en tête. Je ne savais pas vraiment de quoi parler le film, à vrai dire. C’était juste encore l’histoire d’un avocat qui change de camp pour la bonne cause. Ou, ici, il se retourne contre les clients de son cabinet pour révéler la vérité. Ce que je savais, c’est finalement le résumé Allociné. Enfin, c’était surtout le dernier film avec George Clooney. C’est un peu comme avec Jake Gyllenhaal, je les vois c’est tout. Heureusement pour moi, Jake ne fait pas des films avec la pauvre Reese tous les 4 matins, et en règle générale il a bon goût. Pour le moment. Une carrière peut toujours tourner au vinaigre. Je m’égare du sujet, c’était juste pour dire que c’était deux acteurs dont je suivais plus ou moins la carrière. Disons que je suis avec plus de difficultés celle de Christian Bale, pour des raisons assez évidentes si on est au courant de ce qu’il fait.

Alors, Michael Clayton fut une surprise. Pas une de celle genre « oh ! Mon dieu quel bonheur ! », ni une « oh ! quelle horreur ! », mais une sympathique surprise. On ne révolutionne pas le genre. Je ne dirais pas que Grisham et ses amis ont déjà écrit tout ce qui était possible et inimaginable sur les avocats, m’enfin, je pense quand même qu’il est assez difficile de nos jours de révolutionner certains styles de films, et les films avec des avocats fait partie de cette catégorie.

La bonne surprise est que les ambitions de Clayton sont a l’opposé du pitch. Cela aurait été trop ordinaire finalement. L’histoire est qu’un ami à Clayton, qui perd un peu la boule, fait un strip-tease pendant qu’on interroge un témoin. Et qu’il se retourne contre sa boite. Son bon ami Michael, joué par George, a le boulot de concierge. C’est l’homme à tout faire. Et on va l’utiliser pour qu’il remette son ami dans le droit chemin. Ajouté à ça que son frangin la coller dans la mouise et qu’il doit payer 75 000$ pour un bar qui l’a mis sur la paille.
Donc, Michael Clayton n’est pas le bon samaritain, et il lui faudra la moitié du film pour commencer à s’intéresser au dossier. Je ne vais pas révéler ces motivations, ce serait spoiler à mort sur le film, et pour celui qui ne l’a pas vu, ce ne serait pas très cool, mais en soi, j’ai trouvé qu’elle était très réaliste, et terre-à-terre. Il ne devient pas soudainement le sauveur d’une cause, et d’ailleurs, faut pas se mentir, la cause, il s’en cogne le coquillard, Michael.
D’ailleurs, l’affaire est assez ordinaire, et pas du tout complexe. Gilroy ne s’est pas senti l’envie de nous en foutre plein la vue, et on l’en remercie. On n’a pas l’impression d’avoir droit à un dossier rempli de tiroirs. D’ailleurs, cela est même trop simpliste, je dirais.

Tout ce petit mélange donne du cachet à Michael Clayton. Gilroy sait écrire, et pour commencer, il n’a pas décidé de s’orienter dans une voie trop dangereuse, tout en respectant son spectateur. Oui, il ne nous prend pas pour un con, et moi, j’aime bien ça ! Ensuite, je dois avouer avoir bien accroché à l’ambiance visuelle, elle a un petit cachet que je ne saurais définir. Un peu style policier, polar, sans pour autant y aller à fond.

Le film vaut donc le coup d’œil. Il y manque un peu de rythme à l’occasion, mais pour un premier passage derrière la caméra, le résultat n’est pas mal du tout. C’est, je pense, avant tout, un film honnête et qui respecte ses prétentions.

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  • @zoute19 : Bah si, je l'ai fait! lol! Je n'y peux rien mouah, il ne s'y passe rien. 21 hours ago
  • @Alexander_R : Pour Castle, autrement oui, aussi. Un peu du même avis pour Castle. Avec quota sympathie pour les persos secondaires. 21 hours ago

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