The Wonderful World of Carol

Office Space / 35 heures, c’est déjà trop

Publié par : carol le : février 13, 2008

Office Space / 35 heures, c’est déjà tropJ’ai un but dans ma vie : regardez tous mes DVDs. Je sais, dit comme ça, cela peut paraître un peu étrange. Pourtant, j’achète des DVDs, et je ne les regarde pas. Il y a toujours un moment dans l’existence, où l’on achète un film à cause de son prix que par envie. C’est un peu l’effet Cdiscount, surtout si on était là au début, j’entends par là, quand le magasin du net n’avait pas 10 catégories différentes, que la fourmi n’était pas si grosse.
Finalement, la plupart de ces films achetés ne sont pas toujours des films qu’on a envie de revoir, j’ai déjà fait un premier nettoyage dans ma collection, j’ai vendu pas mal de DVDs.
Et aussi, j’ai beaucoup de séries TV. Je sais que cela perturbe certaines personnes le concept achat de séries tv, pourtant cela compose la moitié de ma collection. 4 ans Farscape, 6 ans de Gilmore Girls (la dernière saison n’est pas encore sortie), 9 ans de Stargate (10 fin février !) 2 ans de BSG (3 fin mars !), 2 ans et demi de CSI (oui, je suis très en retard), la première saison de Psych, les mini séries le 10e Royaume et Orgueil et Préjugés, la première saison de Futurama. C’est à la fois peu et pas mal, vu la taille de ma collection.
Alors, j’ai pris ma liste de DVDs, et j’ai décidé, sous l’ex. de Fabien, de regarder au moins une fois dans ma vie tous mes DVDs. Je ne les aurais pas achetés pour rien. Comme par ex. Magnolia, que je n’ai toujours pas vu.

Me voilà donc face au dilemme cornélien de trouver un moyen de remplir cette tâche. Autant dire que pour barrer sur ma liste Gilmore Girls – saison 1 à 5, il va me falloir du temps (oui, cela ne représente qu’un numéro, c’est un coffret !). Pour ceux que cela intéresse, j’utilise le logiciel Ant Movie Catalog pour tenir à jour ma liste de DVD. J’ai Book Collector pour les livres et Bds.
Le problème dans ce type d’initiative, on a toujours tendance à commencer par ces films préférés, seulement, une fois barré, ils ne vont pas pouvoir retourner dans le lecteur avant d’avoir écumé la liste. C’est tout ou rien cette mission, je vous le dis !

J’avais donc acheté une fois aux soldes (ça fait plusieurs soldes que je n’achète rien, donc environ 1an/1 an et demi), Office Space, car il fait partie de ma liste de films préférés. Encore un truc étrange chez moi, je ne possède pas obligatoirement mes films préférés en DVD. Par ex. je n’ai pas Thank You For Smoking, Battle Royale ou Sideways, 3 films que j’adore. Mais, ils sont sur ma liste d’achats ! J’ai quand même acheté Fight Club il n’y a que très peu de temps…

Donc, retour sur Office Space. C’est un film très peu connu chez nous, avec un titre un peu pourri (voir le titre de ce message), et je me rappelle que j’avais voulu le voir à l’époque où il était passé sur C+ et que j’avais dû le louper. Je l’ai donc regardé avec le DVD à mon frère. Aux États-Unis, Office Space est un de ses films indé cultes qui bénéficie d’une bonne pub, et qui s’est construit une bonne communauté. C’est à ça en règle générale qu’on sait qu’on a affaire à un vrai film indé, cela ne pète jamais le chiffre au box-office, et si le film est vraiment bon, le temps fera son œuvre (non, ce n’est pas une critique contre Juno, c’est un bon film ma foi, mais voilà…)
Donc, bien entendu, si tu n’as pas vu Office Space, il manque un élément important à ta culture cinématographique.

D’un point de vue personnel, Office Space fait partie de ces rares films qui me parlent. Je ne suis pas du genre identification avec les perso, ni de voir mon monde remit en cause par ce que j’ai vu quelque chose à la télévision. Bien sûr que je réfléchis et tout le patatras, mais si cela doit avoir conséquence, c’est sur longue durée dans mon cas, et non sur le coup, ce qui a pour résultat de limiter l’effet des films. Certains disent que tel ou tel film a changé leur vision de la vie. Voilà, c’est quelque chose qui ne m’arrive pas tous les 4 matins.

Office Space se classe dans cette rare catégorie de films que je peux placer sur un plan personnel, car, quand je le vois, je comprends le personnage. Je suis de tout cœur avec lui. Le film met en scène Peter Gibbons (Ron Linvingston) qui travaille dans une boite informatique à la veille de l’an 2000. Et Peter, il hait son travail, il est déprimé, il est malheureux. Tout ce qu’il veut, c’est ne rien faire. Il veut être heureux. Et un jour, il va y avoir un déclic. Peter va s’opposer au système, si on peut dire. Il ne va pas aller au travail le week-end, il va finalement n’aller au travail que comme ça, il ne va plus en avoir rien à foutre. Il attend qu’on le vire, c’est tout. En fait, même pas, il s’en fout.
Peter Gibbons est le symbole de tous ces travailleurs qui en ont ras le bol, qui n’aiment pas du tout leur travail, et qui sont utilisés (et il est très iconique pour les informaticiens, encore plus quand ils sont américains). Après, si vous avez une idée bien préconçue de ce que dois être votre existence, et qui vous aimez suivre le petit chemin qu’on vous a tracé, le film n’apparaitra pas complètement dans son entier.
Il y a un message derrière tout ceci, c’est qu’être heureux dans son travail, quel qu’il soit, c’est au fond important. Pour soi, pour son propre bonheur. Autrement, ça vous bouffe de l’intérieur.

C’est de la comédie. Il ne s’agit pas d’œuvre sérieuse, c’est de l’auto-dérision, c’est du sarcasme, c’est du décalé. De la musique rap, sur fond de destruction de fax.

Comme je ne sais trop comment vanter les qualités de ce film, qui devient meilleur de visionnage en visionnage (il y a des films comme ça, plus on les voit, plus on les aime), je vais donc conclure sur quelques citations :

Peter Gibbons: So I was sitting in my cubicle today, and I realized, ever since I started working, every single day of my life has been worse than the day before it. So that means that every single day that you see me, that’s on the worst day of my life.
Dr. Swanson: What about today? Is today the worst day of your life?
Peter Gibbons: Yeah.
Dr. Swanson: Wow, that’s messed up.

Bob Slydell: You see, what we’re actually trying to do here is, we’re trying to get a feel for how people spend their day at work… so, if you would, would you walk us through a typical day, for you?
Peter Gibbons: Yeah.
Bob Slydell: Great.
Peter Gibbons: Well, I generally come in at least fifteen minutes late, ah, I use the side door – that way Lumbergh can’t see me, heh heh – and, uh, after that I just sorta space out for about an hour.
Bob Porter: Da-uh? Space out?
Peter Gibbons: Yeah, I just stare at my desk; but it looks like I’m working. I do that for probably another hour after lunch, too. I’d say in a given week I probably only do about fifteen minutes of real, actual, work.

Bob Porter: Looks like you’ve been missing a lot of work lately.
Peter Gibbons: I wouldn’t say I’ve been *missing* it, Bob.

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  • @zoute19 : Bah si, je l'ai fait! lol! Je n'y peux rien mouah, il ne s'y passe rien. 2 weeks ago
  • @Alexander_R : Pour Castle, autrement oui, aussi. Un peu du même avis pour Castle. Avec quota sympathie pour les persos secondaires. 2 weeks ago

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