Posted by: carol on: février 4, 2008
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett.
Dernier Tim Burton en date, j’attendais avec une certaine impatience le film. Effet dû à la curiosité, et à une bande-annonce qui offrait un mélange entre le gore et la comédie musicale. Je ne suis pas une fan avérée du réalisateur, par conséquent ce n’était que par question de goût. En toute franchise, je ne comprends pas la moitié des fans de Tim Burton, ceux qui jugent que Big Fish c’est mauvais, car ça ne correspond pas à son univers. Cette idée reste complètement incompréhensible pour moi, je suppose qu’on n’a pas vu les mêmes Tim Burton, à l’évidence.
Alors, arrivée devant Sweeney Todd, la douche froide fut rapide. On débute en chanson. Ça calme directement, je peux vous le dire. Pas que ça dérange, mais pendant les 5/10 premières minutes, je me suis demandé quand Johnny Depp allait fermer son clapet. Mes respects à l’acteur, je l’aime beaucoup, mais ce n’était pas une entrée en matière très judicieuse. Et il faut admettre que la première partie du film va nous bassiner avec ces chansons limites soulantes. C’est une mauvaise tactique, le spectateur n’a pas le temps de se ressaisir entre deux chansons, et cela empêche un réel développement de l’histoire. Après la musique, c’est une question de goût. J’ai trouvé le style extrêmement répétitif. Je veux bien que cela date des années 70, ça ne coûtait quand même pas grand-chose de tenter d’éviter que tout se ressemble. Enfin, j’espère. Tant pis pour moi. Une heure quasi d’ennui, à se demander quand on va se daigner la peine de réellement nous offrir quelque chose.
La deuxième moitié du film relève heureusement le niveau. Cela devient plus intéressant, et on commence à s’intéresser à ce qui se passe. Je l’accorde, c’est un peu tard, mais on peut reconnaître qu’il y a moins de musique, et qu’on a enfin l’impression d’aller quelque part. Le final est enfin à la hauteur de ce qu’on était venu voir : sanglant et efficace (mais, je rassure le peuple, du sanglant, il y en a bien avant !). Dommage qu’il soit si court.
Alors, dans tout ça, on peut faire remarquer qu’Helena Bonham Carter est excellente, et que c’est à elle que l’on peut remettre tous les lauriers du film. Johnny Depp ne nous offre pas non plus un mauvais jeu, mais je l’ai vu bien plus inspiré (la faute peut être à l’ensemble du film, qui n’aide pas toujours ses acteurs).
Sweeney Todd, c’est donc une déception. Des critiques élogieuses pour un film plus que moyen. On cherche même à comprendre l’enthousiasme des critiques, ce n’est pas possible que tout le monde soit d’accord. C’est bien dommage, car l’idée était ingénieuse, et sans la musique, le résultat aurait été bon, il aurait pu même être excellent.
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