Fabien me parle d’une bande dessinée, que si je la trouve dans ce lieu nommé médiathèque, je pourrais l’emprunter, ce serait judicieux. Je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam. Honte à moi. Je vais donc la réserver d’un pas assuré, et ho ! surprise ! la dame connaît. Oui, c’est rare dans ce lieu de culture.
Me voici, me revoilà, deux semaines plus tard, de retour avec le premier tome :
Rome, trois jours avant les ides d’Octobre. L’empereur Claude est mort, empoisonné par sa femme Agrippine, alors qu’il voulait la répudier pour épouser Lolia Paulina, mère de Murena.
Néron, fils d’Agrippine, devient empereur. Sa mère lui ayant acheté les faveurs de l’armée et du sénat, elle croit pouvoir gouverner. Mais à dix-sept ans, Néron n’est déjà plus un enfant, et elle va l’apprendre à ses dépens.
Britannicus, fils de Claude, a été écarté du pouvoir. Mais Pallas, pour se venger de Néron qui lui a enlevé Acté, son esclave préférée, remet à Britannicus un parchemin qui peut changer la face du monde : l’acte de répudiation marqué du sceau de son père, qui élimine Néron de la succession. Pendant ce temps, Murena recherche les assassins de sa mère tandis que Néron s’arrange pour régler le problème Britannicus.
Première surprise, c’est une BD historique. Oui, moi, ancienne étudiante en histoire n’est pas foutue de connaître les BDs touchant à ce thème. L’avantage d’avoir suivi des études inutiles, c’est que, quand on démarre une telle série, on sait un peu où on met les pieds (du moins, moi, vu que j’avais pris pas mal d’options antiquité romaine !). Donc, les noms des principaux personnages et les relations qu’ils entretiennent ne me sont pas inconnus, c’est pas pour autant que je peux me la jouer en société, on s’emballe pas.
Dufaux, courageux auteur, a lu des ouvrages historiques, et s’est documenté pour écrire sa BD. Par conséquent, il y a une véritable envie de faire que ce qui s’y passe soit fidèle à l’Histoire (avec une grand H). Ça, c’est un détail, l’intérêt est de voir si oui ou non, la BD est bien. Ma foi, on peut dire que dans le style, c’est une jolie surprise. C’est un genre assez casse-gueule (et encore plus dans le format BD), et l’auteur réussit à ne pas nous assommer de textes sans fin, à exposer clairement les enjeux politiques, de pouvoir auxquels nous assistons. Je garde quand même à l’arrivée une impression de tome d’introduction, chose assez courante en Bd franco-belge.
Murena fut une agréable surprise, une lecture ma foi agréable, des dessins réalistes, sans pousser trop aux vices du détail, évitant la surcharge.
Plus besoin d’aller écouter des profs rébarbatifs, l’histoire est disponible aux rayons loisirs !