Posted by: carol on: février 2, 2008
Le Disney de l’hiver est arrivé, et il n’est pas totalement animé. Qui plus est, la souris a décidé de surfer sur une voie très commerciale, si j’ose dire, celle appelée l’auto-parodie. À force qu’on se moque de ses classiques, et que cela fasse vendre, quelqu’un à dû se dire qu’il était temps d’en faire autant.
Finalement, Disney ne doit pas réellement aimer se moquer de Disney (ce qui n’est pas une réelle surprise), et tout ceci finit plus en clin d’oeil et références qu’en humour. Si au début, ils y vont gentiment, si quelques piques sont lancées à l’occasion, cela est assez surfait. La meilleure est sûrement celle du prince, persuadé d’être la perfection incarnée, qui a d’excellentes répliques servies par le large sourire de James Marsden (je suis convaincue qu’on l’a choisi rien que pour ça).
Ceci n’est pas une réelle déception, on ne s’attend pas en allant voir Il était une fois un film qui ose réellement quoi que ce soit, Pixar est là pour ça. Par contre, il est difficile, en tant que français de faire abstraction au doublage français. De piètre qualité. Et comme dans les dessins animés, les chansons sont traduites. Si le doublage de Patrick Dempsey passe (ce qui n’est pas négligeable vu que je ne connaissais que sa vraie voix), celle d’Amy Adams refroidit bien plus. La demoiselle qui a une voix bien plus agréable (et capable d’être grinçante) est alors servie par une doubleuse très irritante qui verse bien trop dans la caricature. On peut aussi noter, au passage, l’inexploitation totale de Susan Sarandon, dans la peau de la belle mère, dont les scènes sont vraiment peu nombreuses.
L’histoire reste assez fun pour qu’on réussisse à rentrer dans l’univers. La comparaison entre notre monde et celui de Giselle est une belle trouvaille, et égaie beaucoup le film, car à l’origine du comique des situations. C’est assez bien calibré, on peut s’amuser à trouver les références, dont un bon nombre sont plus que visibles, et le film fait passer un bon moment à toute la famille, rappelant, comme il se doit, les bonnes valeurs Disney !
Moins d’ambition qu’on a voulu lui en prêter, plus sympa que cela n’y paraissait, il s’agit en définitive d’un conte familial tout simplement, avec des moyens et sans prétention.
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