Le trône de fer – tome 1 de G.G.R. MartinIl était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes…

En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d’homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l’ordre établit chancela, la luxure et l’inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité.

Pour préserver de l’ignominie les siens et la dynastie menacés se dresse alors, armé de sa seule droiture, le duc Stark de Winterfell, aussi rude que son septentrion natal. Mais, en dépit du pouvoir immense que vient de lui conférer le roi, a-t-il quelque chance d’endiguer la tourmente qui se lève ?

Grande saga épique, best-seller du rayon fantasy, Le trône de fer sort en 1996 (98 en France) pour s’intégrer comme une référence. Aujourd’hui encore, l’aventure n’est pas terminée.

Publié chez nous par les éditions Pygmalion, la série a donc le droit à un éternel découpage de tome, conduisant une saga composée de 4 livres d’être en 12. L’intégrité de Pygmalion n’étant pas la question du jour, le tome dont je vais parler ne représente donc que la moitié de l’histoire du 1er livre anglais.

J’ai mis du temps à me plonger dans l’aventure, et tout autant à réussir à me procurer le livre. J’avoue, l’un des éléments ayant accéléré la tâche, fut d’apprendre que HBO avait acheté les droits. Non pas que je lise tous les livres adaptés (cela me parait quasi impossible), seulement, il faut avouer que de la fantasy en série télé, cela ne court évidemment pas les rues, et qu’on se doute alors que l’œuvre sur laquelle la chaine a porté son dévolu doit mériter un peu d’attention.

Comme toute saga de cet acabit, nous avons à notre disposition multiple personnages, tous présentés au début de l’ouvrage :

Maison Baratheon (symbole : Cerf Couronné)
Le Roi Robert
La reine Cersei (née Lannister)
Le prince Joffrey (fils, 12 ans), héritier du trône de fer
La princesse Myrcella (fille, 8 ans)
Le prince Tommen (fils, 7 ans)

Maison Stark (symbole : Loup-Garou)
Eddard, Winterfell
Catelyn, sa femme, née Tully
Robb (14 ans)
Sansa (11 ans)
Arya (9 ans)
Bran (7ans)
Rickion (3 ans)
Jon Snow (le bâtard, 14 ans)
Jorry Cassel, capitaine de garde

Maison Lannister (symbole : le lion)
Tywin Lannister, seigneur de Castral Roc
Ser Jaime (frère jumeau de Cersei)
Tyrion, le cadet, dit le Lutin

Les débuts sont toujours un peu difficiles. Si certains personnages ne sont pas bien présents (tels les deux plus jeunes enfants de la maison Baratheon), il est bon de savoir qui est qui. C’est donc là que le découpage français est mauvais. Le premier tome de 379 pages commence véritablement à prendre forme le milieu du livre passé. Au début, nous passons d’un personnage à l’autre, présentation des faits, de la situation, et il est difficile de s’attacher. Je dois quand même admettre une préférence immédiate pour Jon Snow. J’ai toujours aimé les bâtards, celui-ci ne fait pas exception. On peut ajouter à cela le style un peu pompeux de l’auteur, qui, s’il réapparait à quelques occasions, disparaît au fur et à mesure que l’histoire s’étoffe.

La fantasy et la politique sont deux sujets qui s’aiment, et là, encore, il est question de pouvoir. En parallèle aux familles présentes, nous en suivons une autre, celle sous le symbole des dragons, qui étaient sur le trône avant la guerre. Tout ceci nous est expliqué tout au long de l’ouvrage. Et devant ses multiples point de vue, il est bien évident que pour ne pas trop égarer le lecteur, il faut que l’intrigue, bien qu’étoffé, reste compréhensible, et qu’il n’y est ait multiples rouages. G.R.R. Martin réussit assez bien à installer son univers, et réussit à lancer son intrigue juste à temps, avant que le lecteur se lasse de toute cette exposition.

D’un point de vue créatif, je ne crierais pas à l’originalité, les années n’aidant pas. Cette idée peut bien sûr évoluer, et ne touche que ce livre introductif, qui reflète assez le consensuel du genre, de par la personnalité des personnages que l’on y trouve, de leur style de vie, mais aussi des thèmes abordés, tout autant que les histoires de familles et leur symbole.

Finalement, une petite partie des idées, et quelques personnages m’ont assez envoutée pour la suite, que je lirais avec grand plaisir. Le véritable jugement ne pourra se faire donc qu’après le prochain tome lu, pour avoir une véritable idée du livre dans son intégralité.

Les aventures du Trône de Fer sont donc à suivre…