Publié par : carol le : février 1, 2008
J’ai emprunté une vieille édition, datant des années 70, à la médiathèque du coin, pour lire Je suis légende. Et avec, des histoires courtes. Une petite opinion rapide sur l’ouvrage, qui vaut largement le détour (bien que sûrement trouvable que dans des magasins d’occaz, et encore !)
Je suis une légende
Un classique que je n’avais pas lu, comme tant d’autres. On ne peut pas avoir tout lu, n’est-ce pas ? Des fois, les adaptations nous poussent à rattraper notre retard, alors me voilà à lire cette fameuse histoire, qui en a inspiré beaucoup d’autres.
Un homme, des vampires, et une bouteille. Robert Neville est seul au monde, s’enferme chez lui, et son seul ami se trouve être sa bouteille de whisky, dans ce monde où il est le dernier survivant de la race humaine. Le jour, il tue des vampires endormies, et tente de trouver une explication à ce qui est arrivé.
Assez scientifique, Richard Matheson sait de quoi il parle. L’aspect scientifique du livre tient bien en haleine, tout autant que la pression, digne de tout un genre. La SF classique, c’est beaucoup de pessimisme, et pas mal d’ambiance stressante. Ici, on retrouve tout ceci. Robert Neville est torturé. Torturé d’être seul, torturé par les vampires venant toute les nuits à sa maison, torturée par ces bruits, par la mort de sa femme et de sa fille.
Le titre, dans toute sa splendeur, trouve sa signification juste à la fin, d’une façon très sinistre, mais tellement censé, qu’on peut reconnaître à Richard Matheson un coup de maitre. On comprend alors pourquoi il s’agit d’un classique.
Les enfants de Noé
Très courte histoire d’un homme qui se fait arrêté pour excès de vitesse dans une bourgade sans fin et dont le sort n’est pas explicite mais qu’on a bien deviné. Pas beaucoup d’intérêt ici, assez oubliable en soi.
Le dernier jour
D’assez bonne facture ici, on suit un homme face à ses problèmes la veille du dernier jour de la Terre, avant une destruction totale. Plus une analyse du comportement humain, que de la SF (deux genres souvent très entremêlés), qui se révèle intéressante, sans idées préconçues.
Une maison dernier cri
Ma préférée des histoires courtes. Les idées sont extravagantes, et c’est pour cela qu’on marche. Un couple, dans un immeuble, un homme écrivain qui croit que sa femme perd la tête quand elle lui annonce qu’elle a vu des machines dans la cave, puis un œil derrière la tête du concierge ! On se prend réellement au jeu, et on se fait avoir par la fin.
Commentaires récents